“Rackham le Rouge était comme tout le monde, bisexuel
Me laisse pas à sec, et crois moi si tu veux mais : ” – entendu à Gouine City – 21h05
Y a belle lurette
I.
J’accompagnais, par une belle aprem un peu fraîche, une vieille dondon à une balade historique avec la célèbre Lucienne Pivol. Ses petites balades étaient très en vogue, et pour cause, l’Histoire, c’est important. Comme les lesbiennes avaient été très peu visibles pendant des siècles, y avait pas d’histoires à raconter. Mais Lucienne Pivol avait la formule : elle était quasi en permanence sous LSD et inventait, tricotait, composait avec passion, virtuosité, pour notre plus grand plaisir, des légendes incroyables de l’Antiquité à Napoléon, même la Guerre Froide pouvait devenir très chaude quand l’agente russe aux tétons en kalash rencontrait la Cubaine volcanique dans un hôtel de La Havane pour échanger des infos primordiales sur le débarquement de la Baie des Cochonnes.. J’aimais ces parenthèses culturelles, ça me changeait du train-train des filatures, des escortes VIP, de l’agence.
Ce jour-là, nous marchions aux Puces de Sainte Chouin, et Lucienne, habitée par l’Histoire, agitée, fouinait fouillait furetait, elle flairait une piste, et ma dondon gloussait en agitant ses petites mains de rentière potelée “Oh lala Oh lala!”. Étais-je la seule qui n’était pas sous LSD? Possible…
Plus tard, à la Brasserie des 3 Pipettes, devant nous les trouvailles, une cruche Ricard, une vieille boîte de tabac à chiquer et des jumelles, habilement choisies par Lucienne, on se fit emporter par l’Histoire :
“1940, en plein cœur de la Moselle, rendez vous bien compte, la récente annexion par le IIIe Reich n’a pas fait que des heureuses, et la légère maison close d’entre-filles de Mauricette G. ne surfe pas sur la vague, c’est le moins qu’on puisse dire. Mauricette a maintenant d’autres activités, utilisant l’établissement pour centraliser son action de résistance. Car c’est bien de résistance dont il s’agit!” Lucienne était transfigurée, le regard à l’horizon et les gestes amples et décidés. “Oh lala Oh lala la Résistance!” reprenait ma dondon.
“Mauricette avait servi à l’infirmerie pendant la grande Guerre, elle en avait tiré 2 enseignements : elle détestait se faire emmerder chez elle et elle adorait caresser ses amantes..
Dès 1942, elle a sous sa direction une trentaine de filles coordonnées, spécialisées. Empoisonnements des fûts de bière, grèves des prostituées, coups d’éclats en tout genre, Mauricette avait le sens du spectacle et le goût du bon mot :
‘Qu’il vienne le Pétain et on lui montrera comment on lui pisse au cul’ le tout en patois local.
En 1943, elle reçoit secrètement Jean Moulin, qu’elle appelait affectueusement la Mouline, car c’est vrai, elle était affectueuse avec tout le monde, à quelques exceptions près. Ils discutent bien sûr de l’unification des forces françaises libres, et la Mouline ne sait que trop bien que le combat doit se mener avec toutes nos forces vives, les gouines et les filles folles de Mauricette incluses. Elle devient dès lors l’un des plus solides relais de la résistance en Lorraine, cache, soigne, transite et fait exploser à l’occasion.
En 44, alors que la Mouline est tombé sans dire un mot, les lèvres arrachées et souriant de défi, la situation devient très tendue et en Moselle les chiens de la Gestapo commencent à bien connaître l’odeur de petite culotte. Mauricette devient Gingo, elle est exfiltrée vers Lyon par sœur Hélène Studler*, religieuse spécialiste des évasions de résistants et très forte au tarot pour ne rien enlever.
Sentant son arrestation proche, Mauricette grave sur 3 objets de sa clandestine chambre de bonne les instructions pour trouver le trésor de sa maison close, finançant une partie des activités. Ces 3 objets furent reçus par le couvent de sœur Hélène, mais je vous le donne en mille, sœur Hélène n’aimait pas le Ricard, ne chiquait pas et avait une excellente vue, elle rangea donc les objets dans un coin ennuyeux du couvent et mourut elle aussi en résistante quelques mois plus tard.
Gardez les, je dois vous laisser, l’Armée secrète organisera la suite des événements et bien entendu, le Général..” et Lucienne se leva et partit en relevant son col.
Ce n’était pas très clair, sacrée Pivol, toujours à planer complet.
On observa quand même les 3 objets, juste pour une folle curiosité d’enfant, et là, l’Histoire nous retourna à nouveau. Dans le fond de la cruche gravé “112 bisous”, sur le fer de la boîte “Capucines” et sur le bord des jumelles “BaVarDaient”… ça alors !
II.
J’avais les mêmes fesses bondissantes que Tintin quand je filais raconter tout ça à Vi. Elle était parfois très terre à terre, entre deux décollages “Bon sang, tu t’es laissée enflammer par cette satanée Pivol ! Ahah bonne chance pour ton enquête ! Enfile ta redingote! 112 bisous tu m’étonnes!” Et pour cause, nous roulions vers la soirée annuelle de donations au Palais des Dames, le chic du chic, Gatsbie était magnifique, tout le gratin de Gouine City sur son 31, des femmes qui ne vivaient pas dans notre monde et ne comptaient pas les 30 premiers jours.
Pour résumer, on se faisait chier à mourir, jouant notre petit numéro à des femmes richissimes, ennuyées voir pire.
Sur une des terrasses, Vi trouva une solution “Tiens on se partage ça, coupe la moitié et avale, ça va nous changer la vie!! Ahahah” c’est un grand rire et une rasade d’eau qui lancèrent notre geste salvateur !
Plus tard à son appart, fumant au velux, Vi et moi commencions enfin l’enquête, à la recherche du trésor, planant à notre tour de milles feux amicaux.
“112 bisous”
“Capucines”
“BaVarDaient”
“Sa grand-mère la tondue !” jurait Vi en prenant des grands airs d’historienne! On se marrait évidemment dans des chaudes bouffées d’idées et soudain nous vint une théorie folle :
112bis BouleVarD des Capucines
C’était bien sûr ! Et tout collait au poil, Mauricette, les financements, la bonne soeur Studler, le boulevard bon sang! On décidait, pleines de bon sens, d’y foncer en pleine nuit, mais on était d’accord « l’Histoire n’attend pas ».
En fait si, elle allait attendre, on tomba sur une grande grille fermée et monumentale, une plaque robuste indiquait “La confrérie des Ami(e)s”. N’empêche que nous on devait attendre que ça ouvre, un jour pas si nouveau, nous fêtions ça avec quelques canettes sur un banc frais nocturne.
“La confrérie a le magot tu penses?” me demanda Vi songeuse, recoupant les informations.
“En tout cas, ils ont une belle porte…” dis je sur ce ton
“Ouais.. une belle porte” se retourna elle suspicieuse, mirant la grande grille. “Et la Résistance alors? Si le trésor était tombé entre de mauvaises mains?” tout ça nous inquiétait et on convenait vite qu’on ne partirait pas sans avoir tiré ça au clair.
Les heures qui suivirent, il nous arriva de changer de sujet, d’évoquer 1000 sensations ou réflexions sur le présent ou bien l’infiniment petit. Nous commencions à être usées et accueillîmes les premiers rayons du soleil avec soulagement.
III.
On commençait à remballer pour aller vers la grille, quand une autre silhouette sortait des ombres et s’avançait vers l’entrée. Je reconnaissais ce col, l’Armée secrète bon sang, la Pivol en personne!! On ralentit, et on en allume une l’air de rien, attendant de voir. Lucienne prend aussi son temps, elle met les mains sur les hanches, respire un grand coup avec un sourire béat et les yeux profonds. Elle a l’air d’en chier un peu, comme nous au final. “Mais personne n’avait dit que ça serait facile” conclut Vi solennel. Tout le monde planait en rase-motte.
Soudain Pivol se retourne et nous fait un geste clair : l’Action commence.
Elle bifurque vers la gauche, et juste après le haut mur ancien de la Confrérie, rentre dans un rade ouvert tôt. 2 3 types sirotent, une nana a déjà un americano quand elle lit le Daily Gouine City. Lucienne choisit avec soin une table de 4, à l’écart. Devant la vitre Vi prend un instant avant d’y aller, elle me dit “Allez ma vieille, c’est maintenant, pour Mauricette, pour la Résistance!” – “Ouais!”
Elle tape sa pipe imaginaire dehors et s’engouffre à l’intérieur, je la suis en repérant les portes de secours, en scannant rapide les têtes.
On s’asseoit calmement en face de Lucienne Pivol.
Elle va nous mettre au parfum, aiguisée :
“Voilà où l’on en est, je m’apprête à faire une commande au serveur, il ne pourra pas la refuser.” et pour cause, elle commanda sans nous concerter un ricard-coca pour moi, un café armagnac pour Vi et se prit un p’tit demi et un shooter de Get27.
Le serveur était très sérieux “Souhaitez vous des cacahuètes?”
“Nous prendrons plutôt les chips crevettes merci.” annonça Pivol. “Oh moi j’aurai bien pris des cacahuètes!” s’exclama Vi mais Pivol intercepta le regard du serveur, d’une vibration calme et parfaitement sous contrôle
“J’insiste, nous prendrons les chips crevettes” sourit-elle droit dans les yeux. Il lui sourit en retour. La commande est un mot de passe, bien sûr!
Putain tout tient à un fil je me dis, “Allez! Pour Elvire, pour les Forces Françaises Libres!”. On prend toutes une rasade sans dire mot.
Lucienne charge, elle finit son demi en 3 belles gorgées, envole le Get et se lève
“Je vais pisser”
On reste très silencieuses avec Vi, les idées tournant à 1000 km/h. On divaguait un peu aussi pour dire vrai.
Tout d’un coup Vi brise notre agité silence “Putain ça fait une plombe qu’elle est partie nan? Je commence à avoir envie aussi” et Vi siffla le fond de son armagnac, ça lui chauffa une dernière fois les oreilles et elle partit vers le fond.
Je faisais disparaître la fin des chips en me léchant les doigts, j’avançais tranquillement sur mon ricard. “Qu’est ce que la Pivol avait bien pu découvrir? Notre action est maintenant enclenchée…”
Tout d’un coup je sors de l’eau de mes pensées “Mais qu’est ce qu’elles foutent bordel?” . Mon cœur s’agite, merde merde, il faut que j’aille voir. Je passe la première porte à battants, je tourne à moitié dans le noir et rentre dans le seul chiotte en service. Elles sont pas là et ça fait chier, j’ai la tête qui tourne, je suis bien entamée. Je m’installe pour pisser quand tout d’un coup, le toilette tourne dans un bruit sourd, et me voilà de l’autre côté du mur, avec Vi! Avec Lucienne! Bon sang un couloir secret ! Bien sûr ! Hélène Stulder, la sœur des évasions!
Dans le couloir, Pivol enchaîna :
“Il nous faut agir discrètement, découvrir qui se cache derrière cette confrérie vous entendez?”
“Je pense qu’elles ont le magot Lucienne!” lança Vi inquiète
“Ça alors, on ne laissera pas le trésor de Mauricette entre les mains ennemies!”
“Je nous ai pris 3 chambrettes pour 24h de retraite spirituelle, vous pensez pouvoir tenir?”
La question avait claqué dans le couloir nous menant à une cour intérieure lumineuse. Est ce qu’on pensait tenir? Il le fallait.
IV.
Ça continuait alors.
On s’avançait dans la cour, était-ce un jeu de mon esprit, ça sentait doucement la rose, la pelouse centrale était moelleuse et éclairée par un soleil beige.
Un enfant jouait sagement du piano, une fille ronde et gracieuse faisait quelques mouvements d’une danse antique en sirotant son thé, une naine en smoking avait ses écouteurs et allait bientôt partir au boulot, une vieille chanteuse de cabaret promenait le bébé de la fille maigrichonne à l’air triste assise sous les arches là-bas, près du buffet de fruits de saison. Odeurs de lilas.
Je regardais Vi, Lucienne, on soufflait toutes de longues bouffées pour tenir, l’histoire s’accélérait et on s’accrochait.
Une fille sobrement rasée, en jean troué, nous emmenait à nos chambres spartiates.
Ça faisait du bien de se poser un peu solo, loin de ces 2 folles de Vi & Pivol. Je me surpris à servir un peu de ce délicieux thé à la menthe, à ranger mes maigres ressources, à méditer.
Plus tard, ça frappa à ma porte, une robuste religieuse chaleureuse m’invita à les suivre, Vi et Pivol étaient derrière, souriantes.
Elle nous amena avec une belle grosse démarche à la bibliothèque en prenant soin de dire un mot sympa aux filles qu’elle croisait, une prostituée qui rentrait d’astreinte, une minette avec son jules, et 2 grandes renois en pleine discussion.
L’Histoire allait nous rattraper à nouveau, assises au milieu des rangées de livres, Sœur Babeth nous présenta le lieu, la Confrérie des Ami(e)s :
“Bon bah bienvenue hein, Cuisine, Méditation, (re)Construction, Repos, ici on se met à l’aise, on agit de façon spontanée pour la communauté, et tout se passe bien! Je ne suis moi-même pas religieuse” elle ouvrit ses mains volontaires pour nous accueillir en retraite spirituelle! C’était bien notre veine…
Quand elle fut partie, Pivol tournait et retournait la situation :
“Et si l’argent était sous le contrôle d’une bande de hippies nazies!!” elle pouvait être assez vieux jeu.. Elle se leva en précisant que les opérations continuaient, et que chacune rendrait compte de ses missions “pour Mauricette, pour la Résistance!”, on fit toutes un hochement de tête approbateur.
Vi avait toujours aimé draguer dans les universités, et lire à côté d’une fille timide la pétillait. Elle m’annonça donc sa mission à la bibliothèque et je lui fis part de mon envie de passer à l’atelier, visser des trucs avec une visseuse. On se sépara complètement investie, apaisée.
V.
J’avais bientôt fini de visser le 3e pied de la table basse, celle à ramener à la fille maigrichonne et son bébé. Et soudain mon action allait s’intensifier : je vis passer, vous le croirez jamais, ma dondon, ici même et bien transformée. Sapristi ! “Mauricette, ô Mauricette, qu’est ce que tu ferais? Ô pardon nous les avons guidés jusqu’ici…”
Avec la visseuse, les gants, le fil le bordel, j’ai pas pu la suivre et j’avais le cœur à exploser, le cerveau en turbines!
A la bibliothèque personne, sur l’herbe moelleuse ni Vi ni Pivol, mais 3 femmes avec du pep’s faisaient du dentifrice et du savon en litres! Et Lucienne qui enquêtait sur Sœur Babeth, sur la Confrérie, alors que Betty Von Dondon était là, prête à mettre la main sur le pactole.. Je retournai vers les chambres et trouvai Vi qui sortait de la douche, je ne posai aucune question et enchaînai :
“Habille toi ma vieille, Betty Von Dondon, la femme des Puces, elle est là j’te dis, elle cherche, elle se fond, elle rôde. Ahhh merrrde fait chier!” je savais plus quoi penser. Vi avait des bonnes nouvelles en s’habillant :
“Ecoute ça, Julia, une fille très calée, m’en a appris un rayon sur les Ami(e)s. Foyer créé en 1922, n’a jamais eu de lien avec l’Eglise, il prône l’ouverture par l’égalité, la créativité. En 1944, la directrice utilise son réseau d’amies religieuses de Lyon pour cacher, protéger et extrader de nombreux adolescent(e)s.”
“Vi! Magnifique!! Bon sang tout colle encore!!”
“Et attends le meilleur, Mauricette a résidé ici plus d’une fois, oui madame! Elle a laissé de belles histoires ici en organisant des concerts intimistes improvisés pour tous les pensionnaires avant la guerre. La légende dit qu’elle en pinçait, sans jamais rien laisser paraître, pour une compositrice de l’époque, Germaine Tailleferre**, et la faisait souvent jouer ses créations ici, pour les Ami(e)s, c’était une mécène en gros. Quand celle-ci est partie avec son mari en Amérique pendant la guerre, Mauricette a vraiment eu le vague à l’âme. Elle prenait toujours la même chambre, la 223. Jusqu’au jour où elle disparaît à Lyon. Germaine Tailleferre est bien revenue jouer ici à son retour en France, mais elle aussi avait le cœur lourd.”
“Y a pas de temps à perdre, fonçons à la 223!”
Nous croisîmes Pivol et Soeur Babeth, fraîchement complices, tactiles, sacrée Pivol! On eut juste le temps de leur expliquer de façon très décousue “Mauricette, Germaine, la 223, Von Dondon”. On ouvrit la porte et on vit la dondon agenouillée, à retirer une latte du bord, à vouloir nous la foutre à l’envers. Hey non! Victoire de la Résistance ! Von Dondon au tapis, et les Ami(e)s étaient sauvé(e)s, cette bande de hippies! Et qu’est ce qui se trouvait dans le mur? Une composition de Germaine Tailleferre : Ave Maria pour voix de femmes a capella. Perdue depuis des années, nous venions de reformer un bout de l’Oeuvre, un bout de l’Histoire! On planait complet.
Des jours plus tard, quand on alla la rapporter à la petite-fille de Germaine Tailleferre, une vieille dame maintenant, quelle surprise, elle s’appelait Mauricette Jr. Tailleferre et était si émue de toute notre histoire, si chaleureuse d’entendre enfin l’Ave Maria de sa mamie. Elle nous parla de la petite chambre d’artiste que Germaine avait pu s’acheter “dans le dos de son con de bourgeois” en 1946 – le trésor! Elle n’avait pas d’enfants, alors elle nous proposa de nous donner la chambre d’artiste de Germaine, ça ne lui servait plus à rien, elle était maintenant une mamie tout seule. Ca nous serrait vraiment le cœur de la rencontrer. Toute notre folle aventure finissait dans une poignée de main douce, une personne âgée, heureuse de nous voir, nous tend en tremblant tout son amour, il vient de toute sa vie, il est humble. Nous étions chamboulées par l’Histoire, le cœur gentiment palpité.
1 mois plus tard je quittais l’Agence pour installer mon propre cabinet de détective privée & autres, bénie par les vibrations de Germaine le soutien de Mauricette, veillée par Mauricette Jr. qu’on emmenait en ballade pour lui parler de nos filles, pour l’aider., pour l’aimer.
1 mois plus tard je grandissais.
– épisode 4 –
* Sœur Hélène Studler dite sœur Hélène, née en mars 1891 à Amiens et morte à Clermont-Ferrand en 1944, est une religieuse de la congrégation des Sœurs de Saint Vincent de Paul de Metz et résistante française.


** Germaine Tailleferre est une compositrice française née à Saint Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) le 19 avril 1892 et morte à Paris le 7 novembre 1983. Principalement connue comme membre du Groupe des Six, sa vie et son œuvre restent méconnues des amateurs.
