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Revue artisanale qui tranche dans le vif
BORDEL ? Bien sûr
Le 5 Balles est un magazine artisanal qui ambitionne de n’avoir aucun résultat, et ce n’est pas si simple, car on peut vite se retrouver à obtenir quelque chose, même avec rien.
Rien, d’accord, mais avec pas mal d’efforts et de petites attentions qui peuvent expliquer que le 5 Balles annonce son prix sans prétention.
(Gamezine fait maison, alliant roman noir, photos et systèmes pop up.)

ENVIE ? He he
« Un privé à Babylone », balades 93, scalpel à carton, découpeuse laser et Faites entrer l’accusé
TAMBOUILLE ? Toujours
Amoureuses de bénévolats, de couteaux-suisses, d’histoires en tout genre …
Contributions aux 5 Balles
Laurène
watcheuz
à suivre …
Oui Oui Oui ! Comment ?
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prix : 5 balles
(+ 5€ pour envoi)
n°1
extrait de Humeurs Noires – épisode 1 (issu du n°1 du 5 Balles)
Sophia Lavandier avait toujours su apprécier les plaisirs simples de la vie. Ainsi, elle se souvenait quand, à 22 ans et après avoir quitté la maison familiale pour une chambre de bonne, elle avait enfin choisi elle-même la cuisson du pain à la boulangerie. Elle avait maintenant 46 ans, aimait toujours autant les baguettes bien cuites, qu’elle agrémentait chaque matin de beurre et de confiture, et pour ce qui est de ce vendredi soir-là, n’écoutait que d’une oreille les dernières consignes du patron, qu’elle savait être une crevure, doublé d’un gros branleur incompétent. En bref, Sophia savait mettre les chances de son côté pour passer de bonnes journées. Elle éteignit l’ordinateur sur lequel elle passait ses journées, quitta son bureau et sortit dans le couloir désert. Il était tard, elle avait voulu finir les comptes rendus avant le week-end. Elle marchait vers l’ascenseur en pensant à ce qu’elle cuisinerait ce soir, quand du bruit dans le bureau du patron attira son attention. Coralie Boichard, qui rivalisait avec ce dernier quand il s’agissait d’être une merde avec un beau CV, était à genou et fouillait une trappe dans le mur. Elle se redressa énergiquement, se retourna vers Sophia en prenant une sacoche sous le bras, et fila en mimant un “chut” avec son doigt. Gratin céleri morbier, voilà à quoi Sophia pensait, car vraiment, Coralie Boichard ne l’intéressait pas.
Le lundi matin, vers 10h30, elle apprenait que Coralie Boichard ne reviendrait pas, et pour cause, elle avait volé la caisse noire de la boîte, destinée à payer prostitués aux clients, et extras en tout genre. Si ce n’avait pas été la vérité, ça aurait paru complètement délirant, ou pour employer un grand mot, presque américain. Le patron ne pouvait pas porter plainte, car cet argent, lui-même le volait progressivement depuis des années. C’est d’ailleurs son cri de rage (de vexation devrait-on dire) qui fit s’ébruiter l’affaire jusqu’aux machines à café. Sophia passa une excellente matinée, s’attela aux tâches les plus pénibles sans perdre sa bonne humeur. C’était une pacifiste.
n°2
extraits de Humeurs Noires – épisode 2
“Dans la guerre contre le crime à New York, les plus redoutables prédateurs sont poursuivis par les inspecteurs de la section criminelle. Voici leur histoire. (Tin Din)” La mère de Louisa prit la télécommande et monta le volume pour entendre tous les détails de ces enquêtes dans la Grosse Pomme. Quand sa fille lui avait annoncé la mort de leur voisine, elle s’était bêtement surprise à penser “J’aurais parié mourir avant elle…”. À l’endroit où l’on lui appliquait les rayons, sa peau la brûlait avec l’intensité du diable.
Les inspecteurs de la section criminelle, d’accord, mais à New York comme dans n’importe quel bled de France, sans témoin, sans traces ADN, sans suspects, comme le résuma Claire Martin, capitaine en charge de l’affaire Burel, “autant chercher une aiguille dans une botte d’aiguilles”. Si on avait été dans la série TV de la mère de Louisa, la pub serait arrivée à ce moment-là, et on en aurait profité pour pisser.
Photos à venir…
