Serial Killer en gueule de bois

Les tueurs aussi prennent des apéros sympas à la fin de l’été, se font faire les poches par les jeunes gars de Barbès, et rentrent chez eux ivres morts en s’en foutant de tout ça.

Mais le lendemain en se réveillant notre type a pas la foi d’aller bosser.
ça lui fout les glandes de penser à son ptit chef
ça lui fout les glandes de penser à son ordi du bureau, à son mot de passe pourri, à l’intranet de sa boîte créatrice de courants d’airs
et à toutes ses tâches merdiques qui vont pomper toute son attention sans rien changer à rien.

Il envoie un message pour dire “Je ne viendrai pas, j’ai été malade toute la nuit”

Il retrouve vite le sourire, après tout, il a la journée.

Il aiguise sa lame, c’est vrai quoi, son truc c’est les couteaux, et chacun ses goûts.

Il sort se balader, il pense au couteau qui s’enfonce dans les ventres des passants horribles.
Y en a aussi des biens, ceux là ils les épargnent bien sûr, c’est pas un monstre. 
Il longe le square
Il laisse souvent faire le hasard, comme ça 

Il passe devant un bureau très parisien, grande vitre, 4 gros Mac, des gens frais,
Ici l’argent n’est pas un tracas, même s’ils ne parlent que de ça au final.
Alors les dés sont jetés. Il va les faire redescendre, et tant pis si ça doit faire de lui un fou.
Voilà ce qu’il se dit en fumant sa clope, en laissant monter la colère aveugle.
La vanne de feu est ouverte, pour son plus grand plaisir.

3 collègues (c’était un cabinet de […] , ou un studio de […], je sais plus, c’était dans les journaux) sortent en disant “tu veux qu’on te prenne un truc?”, une voix répond “un bun’s saumon avocat et minute maid orange passion, oh nan une San’pé”
Il ronge son filtre “Salope je vais te fumer”

Il rentre dans le bureau si calme, le mobilier est beau, bien pensé
“Si vous avez rendez vous avec Richard, il revient tout de suite”
Il avance
“Monsieur qu’est ce que vous voulez”
Lui se dit “ça t’emmerde que je veuille rien hein” il dit rien
Il avance
Elle se lève mais c’est la honte de s’indigner alors elle ne veut pas paniquer
Elle panique
Il avance elle recule vers les toilettes, elle menace, son téléphone, tout ça tout ça
Le problème, c’est que c’est bien pour tout ça qu’il l’a choisie 
Il est sûr qu’elle adore secrètement le nouveau mobilier anti-SDF en bas de chez elle. 

Mais c’est vrai qu’il en sait rien en fait. Il a jugé, et on peut comprendre qu’il ne revienne pas là dessus. Une personne peut pas tout le temps se tracasser. Il doit tourner vinaigre ou s’en sortir coûte que coûte quand ça arrive.
Bam un grand coup dans le bide. Elle sent bon, et c’est délicat, elle le repousse, mais c’est clair que ça ne va pas marcher. Main sur bouche, c’est glaçant beau à voir, la force décide de qui meurt. À ce gars-là on reconnaîtra le mérite qu’il ne passe pas par 4 chemins, par des lois, des intermédiaires, la Méditerranée. Il le fait lui-même, c’est direct, et c’est très violent la force qui s’exerce sur la faiblesse.
Le deuxième coup, il le fait super lent, et peut être même qu’il bande. 

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